Sa passion? Voyager et voyager encore sur les lignes du Tec. Son site a déjà reçu 34.000 visites.
"Je me lève parfois à 5 heures du matin pour rouler en bus jusqu'à minuit", explique Cédric Poncelet, un Liégeois de 16ans. A l'heure où les camarades de son âge rêvent de leur première voiture, lui, il ne désire que de belles balades en transports en commun. "J'adore accompagner les chauffeurs du Tec. Je fais souvent des services complets de huit heures en leur compagnie", poursuit-il. "J'ai un abonnement multi zones et je voyage beaucoup. En tant que passager, je fais des dizaines de milliers de kilomètres par an, juste par passion. Déjà tout petit, ma maman me disait que je n'étais calme que dans un bus."
Cédric, connaît quasiment toutes les lignes liégeoises qu'il emprunte depuis deux ans, de Verviers à Bassenge en passant par Liège. Il lui reste à accrocher à son palmarès la ligne 1011, la plus longue, qui fait Liège-Athus. Quand à ses parents, ils voient son singulier engouement avec indulgence.
Cédric est bien connu de nombreux chauffeurs. L'un d'eux l'a d'ailleurs surnommé le rat des bus. La direction du Tec, elle aussi, visite volontiers son site internet. Car le jeune homme partage son culte du bus sur le Toile (http://tcliege.skynetblogs.be). Il a reçu 34.000 visites !
Il y raconte ses pérégrinations en bus, ses relations d'amitié avec les chauffeurs auxquels il doit parler avec modération. Il évoque aussi quelques tranches de vie des usagers et même des détails techniques sur le matériel roulant qu'il connait sur le bout des doigts.
Et à l'exemple d'un critique du guide Michelin reconverti dans le bitume, il donne des appréciations sur les lignes. "Je préfère, par exemple, la 25 qui va à Ougrée/Boncelles. Les gens y sont super-sympas. Je ne suis par contre pas un fan des lignes 1 ou 4. On y est jamais tranquille, il y a trop de monde."
Et les études dans tout ça? "J'essaie qu'elles n'en pâtissent pas trop, mais j'ai la chance de suivre un enseignement par correspondance. Ce qui me permet de consacrer pas mal d'heures à mon loisir." Ce qui lui laisse aussi le temps d'être bénévole au musée du Transport urbain bruxellois. Tiens, petite devinette, quelle profession compte embrasser Cédric? "Je veux être chauffeur de bus. Ca va de soi, non? Je suis impatient de passer mon permis."
ECRIT DANS LA DERNIERE HEURE LE MERCREDI 26 JUILLET 2006.
